Franchise food truck : ce qu’il faut savoir avant de signer
Droit d’entrée, redevances, document remis 20 jours avant la signature, clauses à lire deux fois : comment marche une franchise food truck, et comment se lancer en indépendant.
Romain BarreauFondateur de Food Truck Store · 6 min de lectureRejoindre une franchise food truck, c’est acheter un concept qui a déjà tourné : une enseigne, une carte, des fournisseurs, une méthode. En échange, vous payez un droit d’entrée et des redevances, et vous signez pour plusieurs années. Voici comment cela fonctionne, ce que la loi vous garantit avant de signer, ce qu’il faut vérifier, et comment vous lancer en indépendant si la formule ne vous convient pas.

Ce que vous achetez en franchise.
La restauration rapide est le deuxième secteur de la franchise en France par le chiffre d’affaires : 298 enseignes, 9 430 points de vente et 11,36 milliards d’euros en 2025 (Fédération française de la franchise). Le principe : une entreprise, le franchiseur, accorde à des commerçants indépendants le droit d’exploiter sa marque et ses méthodes, contre une contrepartie financière (Service-Public). Son savoir-faire doit être secret, substantiel et identifié, c’est-à-dire écrit dans des manuels (FFF).
- L’enseigneLa marque, le nom et l’identité visuelle du réseau, mis à votre disposition.
- Le savoir-faireRecettes, méthodes et organisation, transmis par la formation et consignés dans des manuels.
- L’assistanceAu démarrage, puis pendant toute la durée du contrat.
- Le réseauD’autres franchisés avec qui échanger, et des conditions d’achat négociées.


Ce que la franchise vous coûte.
Le droit d’entrée paie la transmission du savoir-faire, l’aide au démarrage et la formation initiale : tous secteurs confondus, Service-Public le situe entre 5 000 € et plus de 50 000 €, et il ne peut pas être redemandé au renouvellement (Service-Public). S’y ajoutent une redevance périodique, fixe ou proportionnelle à votre chiffre d’affaires, souvent une redevance publicitaire, et l’obligation d’acheter auprès du franchiseur ou de ses fournisseurs référencés (FFF). Le contrat dure en général de 5 à 10 ans, le temps d’amortir l’investissement (Service-Public).
- 5 000 €de droit d’entrée, au bas de la fourchette tous secteurs confondus
- 50 000 €et plus, en haut de la fourchette, selon le secteur et la notoriété
- 5 à 10 ansla durée habituelle d’un contrat de franchise
Vingt jours pour lire avant de signer.
Depuis la loi du 31 décembre 1989, dite loi Doubin, le franchiseur doit vous remettre un document d’information précontractuelle et le projet de contrat au moins 20 jours avant la signature ou tout versement (Légifrance, code de commerce, article L330-3). Ce document contient notamment les comptes annuels des deux derniers exercices, la liste des entreprises du réseau, le nombre de celles qui l’ont quitté l’année précédente, et le montant des investissements propres à l’enseigne (Légifrance, article R330-1). Rien n’oblige en revanche le franchiseur à vous remettre un prévisionnel : c’est à vous de le bâtir (Service-Public).
- Recevoir le document et le contrat
Au moins 20 jours avant de signer ou de verser quoi que ce soit.
- Lire les comptes
Ceux du franchiseur sur deux exercices, et les investissements qu’il exige de vous.
- Appeler des franchisés
Leur liste est dans le document, avec le nombre de départs de l’année précédente.
- Bâtir votre prévisionnel
Avec vos emplacements, vos prix et vos charges, en comptant les redevances.
- Faire relire
Par un avocat spécialisé en droit de la franchise, comme le recommande Service-Public.

Les clauses à lire deux fois.
Le contrat est presque toujours rédigé par le franchiseur et rarement négocié ; une clause qui crée un déséquilibre significatif n’y est pas valable (Service-Public). Regardez surtout l’exclusivité territoriale, sans laquelle rien n’empêche l’enseigne de s’installer près de vous, et l’approvisionnement exclusif, limité à dix ans. Quant à la non-concurrence après la fin du contrat, elle n’est valable, selon Service-Public, que sous conditions, dont une durée d’un an au plus (Service-Public).
- L’exclusivité territorialeUne ville, une zone, des emplacements : ce qui vous est réservé, noir sur blanc.
- L’approvisionnementProduits et fournisseurs imposés : comparez leurs prix à ceux du marché.
- La non-concurrencePendant le contrat, puis après : sur quelle zone et pour combien de temps.
- La sortieRenouvellement, résiliation, revente : comment on quitte le réseau, et à quel prix.
Avantages et limites en food truck.
La franchise apporte une enseigne connue, une méthode rodée, des achats négociés et une formation ; la Fédération française de la franchise y voit un moyen d’entrer plus vite sur un marché (FFF). En face, Bpifrance Création rappelle que l’investissement de départ est en général plus lourd qu’en création pure, et que le franchisé accepte les règles du réseau (Bpifrance Création). En food truck, demandez aussi qui choisit le véhicule, ce que couvre votre zone quand vous vous déplacez, et si la remorque se revend avec ou sans l’enseigne.
Franchisé ou indépendant, c’est la même équipe au guichet.

Avant de signer, parlez aux franchisés.
L’autre voie : indépendant et outillé.
En indépendant, vous gardez votre carte, vos fournisseurs et vos prix, sans droit d’entrée ni redevance, mais le savoir-faire, c’est à vous de le construire. Nos remorques neuves démarrent à 11 500 € HT pour L’Essentiel et 13 495 € HT pour le Chef+, livrées homologuées par le distributeur de votre région, et la FTS Academy, gratuite, vous aide à choisir votre agencement. Pour le concept, parcourez nos idées de food truck et notre guide pour ouvrir un food truck.
Franchise ou indépendant, faites vos comptes avant de signer. Le simulateur de business plan de la FTS Academy part de votre carte, de vos emplacements et de votre rythme pour calculer votre point mort.
Tester avant de vous engager.
Un contrat de franchise vous engage pour des années ; la location d’une remorque AIR 220, en Chef+ ou en Essentiel, vous laisse essayer un concept et des emplacements sur 3, 6 ou 12 mois, sans apport, dès 600 € HT par mois sur 12 mois. Si l’essai est concluant, vous saurez sur quoi vous engager, franchise ou pas.
Un concept se juge au service, pas sur le papier.

Questions ? Réponses.
Une autre question ? Romain et nos distributeurs vous répondent ›Vous créez votre propre entreprise et l’exploitez sous l’enseigne d’un réseau, avec son savoir-faire et son assistance. En échange, vous payez en général un droit d’entrée puis une redevance, et vous appliquez les règles du réseau : carte, fournisseurs, présentation.
Il n’y a pas de prix type. Tous secteurs confondus, Service-Public situe le droit d’entrée entre 5 000 € et plus de 50 000 €, auxquels s’ajoutent les redevances, le véhicule et son équipement ; le document d’information précontractuelle doit détailler les investissements propres à l’enseigne.
C’est le dossier que le franchiseur doit vous remettre avec le projet de contrat, au moins 20 jours avant la signature ou tout versement. Il présente l’entreprise, ses comptes des deux derniers exercices, le marché, le réseau et les conditions du contrat.
Oui, aucune franchise n’est exigée. Il vous faut une entreprise immatriculée, un véhicule homologué, les formations et autorisations prévues par les textes, et un concept, que vous pouvez tester en location avant d’acheter.
Bpifrance Création évoque un taux de défaillance moins élevé en franchise qu’en commerce indépendant, sans chiffre propre au food truck. La solidité dépend surtout du réseau : jugez-la sur son document d’information et en parlant à ses franchisés.
Et maintenant ?
On vous recontacte ?
Laissez votre e-mail : le distributeur de votre région vous rappelle pour parler de votre projet. Sans engagement.




